CHU d'Angers : l'aide des signaux
Amplitel : Comment décrire votre laboratoire de recherche ?
Pierre Abraham : "Notre unité de recherche qui dépend du CNRS mais aussi de l’INSERM, est spécialisée dans les mécanismes de contrôle de la circulation. Les applications cliniques de nos travaux se font dans le cadre des maladies vasculaires notamment pour le diabète mais aussi dans le cadre des lésions artérielles du petit bassin (les fesses)”.
Amplitel : Dans quel cadre avez-vous été amené à collaborer avec l’ESAIP d’Angers ?
Pierre Abraham : "Pour nos travaux de recherche médicale, nous utilisons des outils du commerce qui ne sont pas spécifiquement développés pour nous. Ainsi, nous utilisons un laser dopler lumineux à basse intensité. Il s’agit ensuite pour nous de bien analyser le signal et de comprendre l’ensemble des informations fournies. Avant de collaborer avec l’ESAIP, nous avions tendance à éliminer une partie des informations fournies car nous n’arrivions pas à les interpréter, l’école d’ingénieurs nous aide à ce niveau”.
Amplitel : Quel est l’objectif de ce partenariat ?
Pierre Abraham : "L’objectif ultime consiste évidemment à améliorer les moyens diagnostiques des médecins praticiens. Ainsi, avec ce laser doppler, des informations sont données. On arrive à déterminer, en fonction du signal, si le sujet est sain ou s’il est diabétique”.
Amplitel : Comment arrivez-vous à financer vos travaux ?
Pierre Abraham : "Nous sommes soutenus par l’INSERM, le CNRS mais aussi les bourses de recherche pour doctorants. Globalement, pour les travaux concernant la recherche clinique humaine sur le diabète, nous estimons ce projet à la somme de 20 000 euros par an. De son côté, ISAIP finance sur fonds propres sa collaboration”.
Amplitel : Quand pensez-vous faire aboutir vos travaux ?
Pierre Abraham : "Il reste encore beaucoup de travail pour valider toutes nos données. La phase d’application devra encore attendre un peu. Mais, le laboratoire commence à se construire une sérieuse réputation en France. Nous avons des patients qui viennent de toutes les régions de France pour bénéficier de nos approches techniques notamment dans le cadre des lésions artérielles du petit bassin où les autres thérapies utilisées ne sont généralement pas concluantes”.
CHU d’ANGERS
Tél : 02 41 35 36 10
Web : www.chu-angers.fr

