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L'Ouest toujours actif dans les nanotechnologies

Bien évidemment, l'Ouest de la France n'est pas identifié aujourd'hui comme le champion des nanotechnologies (aussi bien pour ce qui concerne les plates-formes de recherche académique que les laboratoires et centres de développement industriels), au contraire par exemple de la région Rhône-Alpes et plus particulièrement du pôle grenoblois. Cependant, comme l'illustrent les interviews réalisées pour ce numéro d'Amplitel, un certain nombre de nos entreprises et laboratoires de recherche sont aujourd'hui actifs et reconnus dans cette aventure, qui concerne de plus en plus des produits que nous utiliserons à terme.

Pour comprendre ce que recouvre le mot nanotechnologie, il convient d'intégrer l'approche duale adoptée depuis maintenant une dizaine d'années par les spécialistes. Les nanotechnologies sont à la rencontre de deux grandes tendances en matière d'évolution vers des performances ultimes pour les composants qui constituent les briques de base de nos systèmes complexes (tels que micro-processeurs, mémoires et systèmes de stockage d'information, composants optiques pour les télécommunications, composants bio-technologiques, …).

L'approche industrielle dite "top-down" consiste à se poser la question du comportement des composants ultimes (transistors, …) quand la miniaturisation est poussée à l'extrême. Plusieurs équipes de recherche de l'Ouest participent à cet effort, par exemple pour la mise au point de composants optiques ou opto-électroniques au sein de l'unité PHOTON en région Bretagne, ou le développement de procédés compatibles pour la fabrication des puces en Si de nouvelles générations (IMN à Nantes). Nos industriels sont également engagés dans cette évolution, soit directement dans la fabrication comme ATMEL (même si celle-ci ne se fait plus aujourd'hui sur le site nantais), soit en tant qu'utilisateurs de composants et circuits intégrés des générations les plus récentes (comme DIBcom). L'essentiel de l'activité de production des ces circuits se trouve bien entendu aujourd'hui en Asie du Sud-Est.

L'autre approche du monde "nano", qui était plutôt dans les années passées celle des équipes de recherche dites académiques, est qualifiée de "bottom-up", et recouvre tous les efforts de développements de nouveaux concepts qui débouchent sur les composants nécessaires pour développer les nanotechnologies. Aujourd'hui, ces 2 approches convergent très rapidement, et on voit se mettre en place de nombreux programmes de recherche dans lesquels industriels et équipes de recherche universitaires apportent leurs expériences différentes du problème. Avec Nanolane, nous avons un excellent exemple d'aboutissement d'un projet de recherche initié dans les laboratoires. De nombreuses équipes de nos régions (à Rennes, Nantes, Angers et Le Mans par exemple) sont actuellement impliquées dans des programmes identifiés "nanosciences" ou "nanomatériaux", qui contribuent à l'effort national et européen sur les nanotechnologies.

 

 

 

Jean-Pierre Landesman

LPCM - IMN Jean-Rouxel

Directeur de la Recherche - Polytech'Nantes

Jean-Pierre.Landesman@cnrs-imn.fr

Tel : 02 40 37 39 55 / 02 40 68 30 21